Les Petites Filles, Julie Ewa
Sortie : 2016 / 409 Pages / Note :★★★★★
Coup de ♥
Un Thriller poignant et psychologique ! Dans un petit village de la Chine des années 90, un mystère angoissant s'installe à la suite de plusieurs disparitions de petites filles. Du suspens du début à la fin à la fin !
L'Histoire : À Mou di en Chine, la politique de l'enfant unique a fait des ravages. Alors qui s’inquiéterait de la disparition d'une nouvelle fillette ? Quand Lina accepte de mener dans le village une enquête discrète pour le compte d'une ONG, le piège se referme sur la jeune française. Mené de main de maître par Julie Ewa, ce suspense formidablement documenté nous conduit au cœur d'une Chine cynique et corrompue où la vie d'une petite fille ne vaut que parce qu'elle peut rapporter.
Mon Avis : J'ai juste adoré ! Quel suspens ! C'est exactement le genre de thriller que j'aime lire. Lorsqu'il y a du suspens, de la psychologie. Ce premier roman est vraie réussite ! Je suivrais de très près Julie Ewa. Elle a une plume parfaite, qui nous plonge dans le décor emplie de petits détails, de la Chine des années 90. Je n'ai pas arrêté de me demandé qui était derrière tout ça, au point d'accuser certains personnages. Parfois j'avais bon, parfois non. C'est ça que j'aime. On ne s'attend absolument pas à cette fin. Une histoire dure et triste ! Un vrai choc émotionnel !
EXTRAIT
"Très bien, mademoiselle, il ne nous manque plus qu’une signature. Lina fixa la feuille, l’air désorientée. Juste une signature, et l’aventure commençait. Elle griffonna une large marque, un L entremêlé d’un S qui piquait vers le ciel. Lina Soli. Soli comme « solitaire ». Ou « solide ». Deux adjectifs qui la caractérisaient bien. À vingt-trois ans, Lina était sans famille, et ce depuis ses quinze ans. En grandissant, elle n’avait connu aucune relation sentimentale. Ce n’était pas faute d’être jolie, mais aucun rêve exalté ne l’avait jamais envahie. À vrai dire, elle n’en avait pas eu le temps. Un drame lui avait volé son adolescence et enlevé le goût des chimères. Son cœur était aigri et crevassé, une « morne plaine » comme disait son meilleur ami. Plutôt une morne peine au quotidien."




